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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 05:04

Vous souvenez-vous des « Dukes of Hazards »? Gang de débiles dans un petit état du sud des États-Unis, probablement l’Alabama. Vous savez, les états épouvantables du sud des États-Unis où tout le monde, à force de se marier entre cousins, en sont venus à avoir une population d’abrutis et d’idiots. Et à travers ce groupe-là, il y avait des policiers qui étaient toujours en train de faire des affaires absolument farfelues pour faire plaisir au sheriff et aux élus municipaux de cette région-là. The Dukes of Hazards c’était tellement la description d’un univers colon, que l’on pensait ne jamais voir cela se concrétiser dans nos municipalités. Et pourtant, et pourtant…

 

Rassurez-vous, Les Dukes of Hazards vivaient chez nous il n’y a pas si longtemps. Ils étaient à Donnacona! La ville des policiers excités, incontrôlables. La ville où, c’était tellement tout croche, qu’on savait jamais ce qui se passait. Et ceux qui se rappellent de ce qu’était la police à Donnacona il y a quelques années pourraient certainement faire un parallèle avec « The Dukes of Hazards » parce que ce qui s’y déroulait, relevait du délire profond.

 

L’évènement déclencheur avait été un accident impliquant un policier de Donnacona et un policier de Québec sur sa moto avec une fillette dans un face à face au début juin de l’année 2000. On avait retrouvé la fillette sous la voiture de police. Les policiers de Donnacona roulaient à très grande vitesse pour répondre à une alarme chez RPM Tech, un fabriquant distributeur de machinerie lourde. L’alarme avait été déclenchée par le vent… Imaginez…

 

Je voudrais donc faire état d’un message de quelqu’un qui était au parfum à cette époque et qui décrit parfaitement ce qu’était la police de Donnacona, au moment où feu Denis Denis était maire de cette localité.

 

« Assez délirante notre police non? Vous sembliez chercher le problème de la police à Denis Denis. Ben vous devriez plutôt dire la police à Michel Allard. Parce que Denis Denis a essayé de faire le ménage et de mettre dehors le policier Duguay, alias Lucky Luke que Allard protège.

 

Les problèmes à Donnacona ont débutés avec l’arrivée de Duguay lors de la fusion entre les services de Donnacona et de Cap Santé. Duguay multipliait déjà les frasques et s’amusait à jouer à la police. Avant la fusion, un policier de Cap Santé avait déjà été impliqué dans un face à face qui avait détruit l’unique véhicule du corps de police, une rutilante Ford Tempo. Les policiers s’amusent à courir à des vitesses folles dans des zones de cinquante kilomètre-heure et moins à la poursuite de dangereux criminels qui auraient fait un stop à l’américaine…

 

Après la fusion, Duguay a persisté. Il a tiré sur un motoneigiste, il a fait de la patrouille dans une trail de Ski-Doo avec sa voiture, il a fait de la prison lors d’un concours organisé par un poste de radio, il a poursuivi en justice son collègue Durocher et imaginez ce qu’on sait pas!

 

Le chef Dussault s’est tanné, mais il s’est avéré que le zélé Duguay avait beaucoup d’ascendant sur ses jeunes collègues. Et que faire contre le syndicat de la police?

 

Denis Denis croyait avoir coincé Duguay. Ce dernier qui habite Portneuf avait jusqu’à une certaine date pour déménager à Donnacona. À au moins deux reprises à l’approche de la date fatidique, des conseillers municipaux, Michel Allard en tête, ont donné un sursis à Duguay lors d’un vote dans une réunion du conseil de ville. C’est un comble! On avait l’occasion de s’en débarrasser puis non, on décide de rester poigné avec.

 

Duguay et Allard sont très bien ensemble. Allard a déjà demandé que le corps de Donnacona-Cap-Santé soit dissous. Mais en agissant ainsi, il vise des buts précis. Améliorer les conditions de travail de ses amis policiers et permettre à ces derniers de continuer à sévir et à jouer à la police dans la région sans se faire taper sur les doigts par le chef Dussault et se faire engueuler par Denis Denis quand ils commettent des frasques. Et pendant ce temps, le beau Allard passe pour un visionnaire à la télé, à la radio et dans les journaux.

 

Parlez-donc de la police de Donnacona-Cap-Santé aux gars de la Sûreté du Québec du poste de Portneuf. Ils ne vous le diront pas en pleine face à cause du syndicat mais câlisse qu’ils les haïssent! Ils ne veulent surtout pas voir Duguay et ses ouailles débarquer chez-eux. Encore une chance qu’un autre policier sur la moto soit impliqué sinon il n’y aurait jamais eu de suite à tout cela. Peut-on prendre des sanctions contre les flics qui ont bloqué à Québec la circulation pour laisser passer l’ambulance plus vite?

 

Le principal problème avec la police de nos jours c’est que l’on a aucun contrôle dessus. Elle est là pour servir la population et non pas son syndicat qui est beaucoup trop puissant. La solution est fort simple. On fout Duguay dehors, et quelques jeunes qui souffrent de l’effet Duguay, on engage deux ou trois policiers d’expérience, on remet le chef Dussault à sa place avec un vote de confiance du conseil municipal et on nettoie ce conseil qui n’est pas entièrement propre lui non plus.

 

Duguay a encore un mois pour déménager. Il se croyait hors de danger avec la dissolution du corps de police mais maintenant qu’il ne se retrouvera pas avec la SQ, j’ai hâte de voir si ses amis conseillers, au moins trois, vont encore le couvrir. Peut-être va-t-il faire semblant de déménager.

 

À mon avis, il faut creuser plus loin que Denis Denis pour mettre cette affaire au clair. »
Par Jeff Gagnon - Publié dans : Archives
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