Présentation

De quoi s'agit-il?

Avec une brique et un fanal, c'est une série d'articles jetant un regard lucide sur notre société québécoise, sa politique, ses phénomènes de société, histoire de stimuler votre réflexion de québécois endormi!

Ce blog est le prolongement de mes réflexions ainsi que d'observations que je fais sur notre société québécoise depuis de nombreuses années. Il est le reflet des opinions que j'exprime verbalement à l'occasion, soit lors d'évènements d'actualité ou encore simplement lors de discussions avec mes amis.

Vos messages et commentaires suite aux articles sont les bienvenus quelque soit votre opinion ou vos allégeances politiques. Cependant, vous devez comprendre qu'en acceptant de commenter mes articles, vous devez vous attendre à des débats musclés. En effet, j'ai la réplique facile et je n'ai pas la langue dans ma poche lorsqu'il s'agit d'exprimer et de faire valoir mes opinions. Et puis, vous devez comprendre que, de la controverse nait invariablement la réflexion!

J'ai toujours pensé que ça fait du bien de réfléchir collectivement et lucidement sur notre société! Ça « désserre » la cravate mentale et ça oxygène le cerveau!

Certains diront que je ne devrait pas critiquer le Québec et ses habitants parce que j'y vis et que j'ai choisi d'y demeurer, et que si je ne suis pas content j'ai juste à changer de province ou de pays. FAUX! C'est justement parce que j'y réside et que je désire y demeurer que cela me donne le droit sinon le devoir de critiquer!

De plus, dans une société sûre d'elle-même (et le Québec devrait en être une!), on devrait tolérer et même mieux: encourager ceux qui comme moi, ne veulent pas faire partie de la petite chapelle, ne sont pas peignés comme les autres et ont une opinion qui diffère du reste du troupeau. Et qui plus est, expriment tout haut ce que, de toute manière, la majorité pense tout bas.

En résumé, Avec une brique et un fanal c'est le plus grand perron d'Église virtuel que vous puissiez imaginer.

D'autre part, Si en prenant connaissance des divers envois, vous vous sentez choqué, blessé ou attaqué personnellement, prenez une grande respiration et dites-vous ceci: Vous avez choisi de venir sur mon blog (et d'y participer ou non) mais vous auriez pu choisir parmi des milliers et des milliers d'autres blogs disponibles. Cela-dit, cette liberté de choix me donne à moi aussi une liberté d'expression (parce que c'est bien de cela qu'il s'agit) considérable.

Pourquoi considérable? Parce que si j'étais le seul blog disponible sur le web, je devrais faire preuve de beaucoup plus de retenue et prendre les choses beaucoup plus de haut afin de ne choquer personne comme le font si bien les gens de Radio-Canada. Votre liberté de choisir votre blog me donne donc la liberté d'exprimer mes opinions et mes valeurs à ma façon dans le mien.

Enfin, la grande majorité, voire la totalité des critiques ad nominem (personnelles) seront faites contre des personnalités, des organismes ou des entreprises connues ou oeuvrant dans le domaine public. Je prends pour acquis que ces personnes et ces entreprises s'attendent à être critiquées de temps à autre et que leur rôle social soit remis en question. En d'autres mots quand on vit dans une maison de verre on attache sa robe de chambre n’est-ce pas M. Gillet?

En terminant, soyez assurés que vos propos seront lus et que j'en tiendrai compte. Aussi, il s'agira d'une tribune libre et ce n'est pas parce que votre opinion diffère (même violemment) que vos interventions seront supprimées. Au contraire, elles serviront à alimenter les débats!

Cela dit,

Bienvenue à tous et bonne lecture!

 

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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 18:55

Maudite gang de colons qui travaillent à la Rio-Tinto Alcan. Y vont préférer chômer à 40$ de l'heure plutôt que de travailler à 35$ l'heure (qui est la moyenne des salaires à cette usine). Viarge! On est à 2 jours du jour de l'an pis ils ont voté contre la proposition de la compagnie. Criss qui sont colons! Je prédis que si ça se règle pas, la Rio-Tinto va dire: Ah! Ouin? Ben nous autres on déménage en Chine ou au Mexique! Pis la région d'Alma va perdre des centaines de bons emplois!

Là, les grévistes ont été évincés pendant la nuit et la Rio-Tinto a annoncé que les dernières offres refusées hier ne seraient pas bonifiées et qu'elles étaient finales. Yiech...! J'pense que je connais des travailleurs qui vont visiter le bureau de chômage avant longtemps.

Les travailleurs devront comprendre que s'ils n'acceptent pas de modérer leurs exigences, c'est leur emploi (et leur gagne-pain) qui va disparaître. Combien de fois ce genre de situation est arrivée et que les travailleurs n'ont pas pris au sérieux les menaces de l'employeur de fermer et qu'ils se sont retrouvés le bec à l'eau? Qui ne se souvient pas de l’usine Olymel en Beauce?

Je pense que les employés qui ont votés massivement un pied de nez à leur employeur se sont mis dans le tort et ont décidés d'être des perdants. Et je pense que c'est typique de la génération Passe-Partout de ne pas être capable de se faire dire non et que tout est facile et de toujours vouloir tout avoir en même temps.

La Rio-Tinto a prouvé encore une fois que ça ne pouvait pas marcher Et les travailleurs se sont fait croire par leur syndicat ou personnellement que c'était juste une game et que ça va finir par bien aller. Il y a comme une pensée magique qui circule.

Mais en réalité, si on veut que le gouvernement intervienne, il y a une seule façon de régler ça: Une loi spéciale de l'Assemble Nationale, On nationalise l'usine d'Alma, on met tout le monde à la porte et le lendemain on ouvre un bureau d'embauche.

Mais aussi, est-ce qu'il faudrait pas dire à ces gens-là qu'ils sont inemployables à partir de maintenant? Que d'avoir participé à une activité syndicale aussi bête et méchante ça les disqualifie de travailler pour un autre employeur après? Que n'importe quel employeur qui va les voir arriver de la Rio-Tinto aura une réaction extrêmement négative en disant: Quoi? Ton syndicat peut te monter la tête aussi facilement que ça? J'ai peur de toi! Qu'est-ce qui va arriver à mon entreprise si je t'embauche?

Est-ce que c'est ça la prochaine étape qui s'en vient?

On préfère encore chômer à 40$ de l'heure plutôt que de travailler à 35$ Hola!

 

 

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 17:45

Dès que cela sera possible, notre famille quittera la Belle Province pour relever de nouveaux défis dans un autre pays, probablement européen, où l’espoir et les opportunités ne sont pas des denrées aussi rares qu’au Québec. Certes, la décision de quitter le Québec est déchirante, considérant la rupture éventuelle de plusieurs relations familiales et amicales. Malgré cela, nous avons décidé de renoncer à ce que le Québec nous offre pour garantir notre bien-être familial. Bref, nous sommes navrés de ce que le Québec est devenu.


De façon inconditionnelle, nous sommes fiers d’être Québécois, mais le Québec d’aujourd’hui est méconnaissable à nos yeux. Le Québec est un terroir où la tolérance est la norme. Hélas, cette tolérance cède souvent sa place à la médiocrité. Au travail, les forces syndicales sont devenues une terreur abusive pour une économie ouverte au monde, exhortant des grèves qui détruisent fréquemment la ferveur économique d’une région. À l’école, la libéralité de certaines politiques sur les évaluations des professeurs et des étudiants manque souvent de transparence et inquiète les parents.

 

Dans le même sillage de la médiocrité, le Québec donne vraisemblablement trop de place à des personnages politiques aussi décrochés de la réalité que Pauline Marois ou Jean Charest. Ayant voyagé un peu, nous nous sommes aperçus que les Québécois ne savent pas vraiment ce qui se passe ailleurs dans le monde mais prétendent le savoir. Est-ce la faute de la couverture médiatique des événements hors-Québec? La convergence des forces médiatiques? Ou bien est-ce un constat d’un manque d’intérêt total de leur part? Ironiquement, on accuse souvent les Américains de leur inénarrable méconnaissance du monde qui les entoure. Bien entendu, il est évident que les autres peuples ont beaucoup à apprendre du Québec, mais nous doutons être en meilleure posture que nos compatriotes nord-américains et même européens. Pour nous, l’inconscience des Québécois est terriblement préoccupante. D’ailleurs, sans l'avoir vérifié, nous sommes convaincus que la majorité d'entre eux ne savent même pas ce que la devise «Je me souviens» signifie réellement.

 

En regardant quelques statistiques, on s’aperçoit que le Québec est quasiment en faillite sur plusieurs plans. Par exemple, c’est au Québec où il est le plus difficile de trouver un nouveau médecin de famille. Et que dire de l’état chaotique des routes, ponts et viaducs qui menacent de s’effondrer, et du système d’aqueduc vétuste qui crée constamment des bris de conduites d’eau, surtout à Québec et sur l’Île de Montréal. Puis la double fiscalité Québec-Ottawa, la taxe de ventes au détail qui est supérieure à toutes les autres provinces canadiennes, et j’en passe. De surcroît, nous investissons notre temps et notre argent sur des enjeux aussi anodins que le virage à droite sur une lumière rouge et la couleur de la margarine, ou sur les démembrements municipaux. Quel gaspillage! En discutant avec des gens de l’extérieur du Québec, nous avons constaté que le Québec est devenu une véritable risée politique dans le reste du monde. Est-ce que quelqu’un d’autre réalise que le Québec est de moins en moins pris au sérieux ailleurs dans le monde?

 

Le festival insensé du déménagement au 1er juillet est spécifique au Québec. Nous connaissons des propriétaires de logements à la fois au Québec et hors-Québec. Bien que nous sommes prêts à admettre qu’il y a de très bons locataires ici au Québec, nous sommes à même de constater que les relations propriétaires-locataires à l’extérieur du Québec sont plus harmonieuses, malgré le prix plus élevé des loyers, notamment en Europe. Le loyer hors-Québec est à un niveau tel que les propriétaires ont les moyens de maintenir les logements dans des conditions acceptables. La crise du logement que nous vivons ici ces dernières années est propre au Québec, et est accentuée par le fait que la demande de logement est essentiellement concentrée autour d'une seule date. Ailleurs, puisque le renouvellement des baux est au mois et non pour douze mois consécutifs, la demande de logement est répartie sur l’année, ce qui permet au propriétaire de restaurer les logements. En principe, contrairement à ce que certains groupes d’intérêts profèrent, les locataires sont généralement mieux traités qu’au Québec.

 

 

Revenons à l’éducation. Le gouvernement du Québec s’est engagé envers nos jeunes pour leur permettre d’aller suivre des cours au niveau collégial et universitaire à bas prix. L'objectif est de ne pas produire des gradués surendettés. L’envers de cette médaille est que la dynamique d’apprentissage est lourdement influencée par la valeur perçue de l’éducation reçue, et les frais de scolarité influent énormément sur cette perception. Par exemple, à Boston et à Montréal au niveau universitaire, les contextes pédagogiques sont très différents. Lorsqu’un étudiant paie 30 000 $ par année dans une université de Boston afin d’avoir le privilège d’assister à des cours magistraux, il écoute, s’accroche à la matière et contribue à stimuler le processus d’apprentissage. De plus, les professeurs sont, mieux rémunérés donc plus motivés et plus dédiés à la réussite de leurs étudiants qu’au Québec.

 

Plusieurs programmes sociaux novateurs ont vu le jour au Québec et ont suscité l’attention des autres pays du monde. Par exemple, le système de garderies à 7 $ rend plusieurs parents jaloux à l’extérieur du Québec. Sauf que, en regardant attentivement ce programme, les autres pays ont reculé en constatant les coûts qui s’y rattachent. L’implantation des garderies à 7 $ est une bonne idée, mais a-t-on vraiment les moyens financiers pour supporter ce genre de projet? Notre fille de quatre ans était sur une liste d’attente et a mis près de 3 ans pour obtenir ce service qui est prétendument «universel». Et que dire du fameux «no fault», une autre exclusivité québécoise, une idée qui date de près de 40 ans. A-t-on véritablement les moyens d’indemniser des criminels au volant? Depuis des décennies, le Québec est administré comme si nous comptions une centaine de millions d’habitants très riches. Aux dernières nouvelles, le Québec ne compte que sept millions et demi de Québécois, dont presque la moitié ne paie même pas d’impôt!

 

De toute évidence, et sans être démagogique, le Québec est une société distincte. L'intérêt pour la culture et la langue, l’esprit de convivialité et d’humanisme caractérisent les communautés québécoises – chose que l’on voit rarement ailleurs. Or, les autres pays du monde sont aussi dissemblables que nous. Depuis toujours, l’administration publique québécoise s’obstine à croire que nous sommes différents, et que nous devons faire les choses différemment, mais à quel prix? Cette constatation n’est pas une excuse valable pour prendre en otage une classe moyenne déjà surtaxée. Dites à un suisse ou à un belge qu’il est semblable à un français ou un allemand: la réaction risque de vous étonner. Chaque pays a quelque chose d’unique à offrir au Québec, mais le Québec ne semble pas le discerner.

 

En quittant le Québec, nous renoncerons à un splendide paysage et à des relations interpersonnelles inégalables. Le Québec que l’on veut reconnaître est devenu une utopie, une illusion. Nous tenons tout de même à alimenter notre culture québécoise, une fois à l’extérieur du Québec. Bien que plusieurs Québécois prétendent que l’État et l’action du législateur public sont les seules armes contre l’engloutissement d’une culture, nous croyons que la culture se préserve d’abord et avant tout au sein d’une famille. Nos enfants pourront bénéficier d’un système scolaire soutenu, apprendre le français, l’allemand et l’espagnol s’ils le veulent, dans un environnement multiethnique, où plusieurs croyances religieuses cohabitent. Le Québec vit à travers de grands rêves, qui finissent par coûter chers: une dette publique de 174 milliards de dollars qui ne cesse d’augmenter, des niveaux de taxation déraisonnables pour la classe moyenne, et quoi encore.

 

À regret, notre jeune famille à force d’écoeurement finira par quitter le Québec. C’est avec une profonde amertume que nous constatons que notre province natale nous a laissé tomber. Nous nous joignons à d’autres familles qui ont déjà quitté le Québec avant nous afin de retrouver l’espoir. Un jour, nous reviendrons au Québec, …peut-être. Nous avons hâte de payer des impôts et de contribuer à un pays qui nous offrira une vision moderne du monde.

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 16:09

Depuis que je suis en âge de sortir avec des femmes, je ne prends plus de chance et je m'assois par terre. Comme ça, je ne risque pas de tomber de mon fauteuil, frappé comme Paul le misogyne en plein milieu de son chemin de Damas. Cette prudence m'a bien servi avec une certaine Bianca et une Caroline, comme elle m'est apparue bénie des dieux tout récemment avec l'in­qualifiable Madame D. Mais avec Madame D, même cette précaution ne me fut pas de suffisance et, bien que déjà à terre, je trouvai quand même le moyen de me frapper le front contre le plancher. La bosse qui m'en est restée m'autorise, je crois, à expliquer, dans un but pour ainsi dire humanitaire, ce qui s'est passé.

 

Je n'ai pas pour Madame D et sa famille la sympathie toute croche que j'ai toujours eue (et que j’éprouve encore du reste) pour Bianca. Mes convictions profondes volant à une altitude différente et ne rejoignant pas celles de la majorité des québécois, on ne me laisse jamais très, très longtemps les exprimer à ma guise devant mes conquêtes et leurs famille et de sorte qu'à presque 33 ans, je me retrouve avec de grands trous dans ma culture populaire et dans ma connaissance de la québécitude profonde dans ce qu’elle a de kétaine dans nos familles et de pas dégourdi du ciboulot ; et qui ne fait que nous enfoncer d’avan­tage dans une médiocrité si épaisse que le lard de tout ça ne peut que nous sauter aux yeux.

 

D’abord, que penser d’une femme qui n’écoute que Rock Détente (la radio que l’on entend mais que l’on écoute pas) et qui pense que la finalité de la musique en soi passe par tout ce que cette radio de merde nous serine à cœur de jour ? Car demander à quelqu'un de se définir par rapport à la musique qu'il écoute, cela constitue un beau pari ce me semble. Et ici le pari vole bien bien bas. Et pas encore repus de cette radio sirupeuse au bureau, aussitôt arrivée dans l’auto, la même sérénade facile et simplette recommence. Il faut être si tordu musicalement parlant ou être vraiment une maniaque de tout ce qui lyre dans sa médiocrité la plus béate pour ne pas avoir l'envie irrésistible de changer de poste. Ce que, toute ma honte bue, j'avoue avoir fait à quelques reprises dans son véhicule. Même si ce n'était que pour retrouver ailleurs de la chansonnette québécoise à l'eau de rose.

 

J'ignore où les directeurs de programmes ont la tête dans ces stations, particuliè­rement ceux qui ont affaire avec les émissions musicales (et c'est à croire qu'il n’y a que ça). Mais ce que je sais, c'est qu'ils ne risquent pas de mourir noyés dans les eaux de leur imagination tellement ils font tout pareil.

 

Et en écoutant cette merde, me voilà tout de suite tombé dans les bras de Morphée avec l'impression que la vie n'est qu'un gros camion qui me passe sur le corps avec tant de plaisir que j'en perds (ouïe mon épaisseur), de quoi penser par-devers moi-même que c'est moi qui ait le gros bout du bâton et non pas tous ces directeurs de programmes à la con. Et bombardé de chansons québécoises de toutes sortes dont on ne sait pas trop quoi faire parce qu'en elles la pertinence ne saute pas toujours aux yeux.

 

Je veux bien croire que sous le prétexte de la francophonie à tout prix, il est possible de justifier n'importe quoi, mais il y a de saprées limites à mêler le pichon au cruchon. Même Marie-Hélène Thibert a toujours quelques bons mots québécois rien que pour dire aux ti-culs que nous sommes que les chansons québécoises (et les tartistes qui la font) sont les meilleures du monde! Tant il est vrai qu'on a beau éjaculer sur ce qui fait que la chanson québécoise est la chanson québécoise, Madame D et les enfants québécois de ça ne sauraient jamais être très forts du cabochon, à peine les consommateurs d'une musique que Ima elle-même, avec ses airs de minette et ses minauderies kétaines, n'arrive qu'à rendre encore plus dérisoire.

 

Ce qui réussit probablement en grande partie à expliquer que Madame D. soit basse de plafond et que ce qu’elle réussit à ânonner comme une cégepienne recalée trois ans de suite aux mêmes examens, ne vaut pas un pet-de-nonne. Une manière de Boubou qui n'aurait jamais commencé à tourner, sauf autour d’elle-même, c'est-à-dire du vide absolu. C'est à se demander comment autant d'insignifiance mélassieuse a pu se rendre jusqu'au théâtre et trouver en plus le moyen d'être choisi pour faire partie de la troupe de théâtre Les Grands Enfants.

 

Et pensez à cette diva de toutes les divas, (Madame D.), qui ayant aiguisé tout le pointu de son personnage en parlant des rôles qu’elle pourrait y jouer, à croire qu'elle va finir par tous les jouer elle-même tant le génie dont les dieux l'ont gréée lui sort de partout, ce qui ne laisse plus beaucoup de place pour les autres, sinon de la condescendance. Est-ce que quelqu'un ne pourrai pas la chatouiller pour qu'elle redescende un brin ?

 

Et que dire maintenant de sa famille. Que dire d’un père qui ânonne toujours les mêmes histoires (bien oui, on le sait qu’il a un collègue de travail suisse et qu’il y a encore des villages là-bas qui votent à main levée…) et une mère dont tout ce qu’on peut en savoir c’est qu’elle s’est pété les chevilles en déboulant les escaliers parce que les bras trop chargés de lessive et que ça a fait bien bien mal. Que dire encore d’un beau frère (car de toute ma vie, je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi tartelu que lui), tellement accro à World of Warcraft qu’il ne voit même pas que ses filles sont dans la merde. Une sœur en dépression et un frère raté qui voudrait bien étudier pour devenir soutien informatique mais qui n'a ni le talent ni même la simple capacité de mettre à jour le firmware de son routeur. Encore faudrait-il d'abord qu'il sache ce que c'est qu'un routeur?

 

Et que dire de la maison qui fait office de décor. Pour ainsi dire, la totalité de l'édifice, y compris le garage dans la cour et le terrassement paysager, sont affreusement laid, pareil à un camp de concentration auquel on aurait enlevé les barbelés et les barreaux de fer aux fenêtres et portant l'odieux d'une architecture de cette époque tranquille, où les plein-pieds et l'espace ne comptant pas, on économisait sur tout.

 

Et comment expliquer qu'une jeune famille québécoise toute dorée dans son corps accepte de passer ses journées dans un univers aussi laid que celui de ce quartier gris et éloigné de St-Hubert, devenu Longueuil par la force des fusions ?  C'est la question que je me pose alors qu'assis à la table de la salle à manger en face de Madame D qui se bourre la face de cochonneries, je pense au beau soleil qu'il fait dehors et qui doit manquer à mes deux tartampions de beaux-frères qui jouent à WOW au sous-sol et à une arrière-cour que même les poules de mon défunt grand-père auraient de la misère à vivre avec.

 

Pour moi, il ne pouvait plus y avoir rien d'autre parce que j'étais au bord du gouffre. Mais je me trompais car il me restait encore à observer ces petites bêtes dans leur habitat naturel de Longueuil, et toute cette longue scène qui m'a fait faire un pas en avant, et qui consistait à hurler de rire pendant dix minutes : « Je suis capable d’apporter les beignes! » C'était très mauvais, bien sûr, parce que quand on est pauvre et bas de plafond, le cul vole bas, dans des mots que boursouflent la cellulite d'une pensée qui, pour être obèse, n'en finit pas d'être dégonflée.

 

Mais que l'année aurait été longue pour l’intellectuel que je suis à raison de deux fins de semaine par mois, dieux de tous les ciels !

 

Mais reste que malgré tout, j’aimerais voir une telle parodie portée au théâtre ! Car, maintenant que vous possédez cette information de base, imaginez tout ce que vous pouvez et forcez-vous pour descen­dre bien bas dans la kétainerie. Ce ne serait pas le désert d’idées, mais bien pire, c'est-à-dire l'affligeant du vide.

 

Imaginez la chose! Imaginez mon suave ex-beau père, radoubant et rénovant la nouvelle maison de Longueuil, faisant la rencontre de mon ex beau-frère, déguisé en changeur de couches professionnel et roulant en grosse Mazda5! Imaginez toutes les contrepèteries porcines qu'un metteur en scène comme Vigneault pourrait tirer de telles retrouvailles! Et imaginez encore que Madame D arrive dans le décor après un petit détour par l'épicerie comme il se doit, et qu'elle tombe dans les pommes parce qu'elle se rappelle tout à coup que son frère et sa soeur, lorsqu'elle avait cinq ans, lui ont fait d'innocents guilis-guilis dans le fond de la shède à bois! Et imaginez toujours la remémoration, autour de la table de la cuisine devant des hot-dogs sur le BBQ, de ce passé épique!

 

Imaginez ça avec des acteurs qui ne bougent pas comme suspendus au bout du fil (sic), qui se croient au Théâtre des Ancêtres et réagissent à n'importe quelle calembredaine comme s'ils faisaient des réclames publicitaires pour de la pâte à dents ou du hambur­ger! Ce n'est pas sorcier mais, pour paraphraser Gronigo lui-même, absolument cochon Hé ! Hé !, c'est-à-dire tout en rase-mottes. Nos moineaux de Longueuil volent bas, dans la complaisance de leurs mots, parce qu'ils n'ont pas grand-chose à dire, sinon le maigre espace intellectuel où ils se sont confinés à force d’écouter Rock Détente, Star Cacadémie, jouer à WOW ou assister aux shows de Marie-Hélène. Rien que de l'image d'Épinal, toute mince même dans le gras de son épaisseur.

 

Mais le plus étrange, c'est que je ne doute pas que mon ex belle-famille corresponde, sociologiquement et culturellement comme on dit, à un certain paysage québécois qui n'est pas nécessairement celui de tout le Québec. Mais nous devons être nombreux dans ce pays à ne pas vivre grand-chose, c’est à dire à s'aimer dans ce peu-là, puisqu'une pièce de théâtre comme celle que Vigneault nous proposerait atteindrait facilement ses grosseurs et un million de paires d'oreilles et de yeux pour l'entendre et la voir.

 

Ça tient peut-être seulement au fait que mon ex belle-famille, pour n'avoir pas vraiment de substance, n'ont, pas non plus de véritables problèmes, la vie coulant sur eux sans les atteindre, comme s’ils étaient recouverts de plumes de canard. De cette façon, peut-être que les personnages que Gronigo nous proposerait rejoindraient t-il ce qu’il y a de vulnérable en nous, le désir que nous avons parfois de ne vivre que le rêve commun et facile, dans des mots ordinaires et dépouillés de toute véritable pertinence. Comme si le monde n’existait pas, sinon comme vaudeville et représentation du vaudeville. Mais un vaudeville délesté même de ce qu’on y retrouve quand on gratte un peu. C'est-à-dire cette profonde ironie dont il est venu et vers laquelle il retourne quand il n’a pas perdu toutes les pédales de son bécycle.

 

Mon ex belle famille n’en est peut-être pas encore rendue là mais peu s’en faut. Ils n’en sont pas encore à la lettre M de leur abécédaire comique en tout cas. Là, ils découvriraient la sagacité de Marivaux. Ce sera peut-être le prochain chum de Madame D qui leur fera découvrir, une fois la cambuse de Longueuil rénovée !

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 20:48
Bon ben coudonc, tant qu'à justifier ma décision de redevenir célibataire, aussi bien aller au fond des choses, non? Après ça, ça viendra dire que mon Facebook est vide. Ben là y va être plein pour quelque chose! Du moins c''est un début.

On parle bien souvent de ce que l'on recherche dans une relation amoureuse mais trop souvent aussi on oublie de parler de ce que l'on ne veut pas ou ce que l'on a expérimenté et que l'on ne veut plus. De ce qui, pour soit est inadmissible ou ce que moi j'appelle des "normes minimales non négociables"

Alors parlons un peu de moi, et afin de mieux me connaître, expliquons pour le bénéfice de mes nombreuses lectrices (sic) ce que je ne veux plus dans une relation amoureuse:

D'abord, Une femme contrôlante, toute droit issue de notre super société québécoise femélisante qui me traite comme si j'étais un enfant de 3 ans dans une garderie (tiens, tiens, tiens...) Je me suis rendu à 32 ans et ma foi ça va bien merci. Pas besoin d'une deuxième mère pour me prendre par la main et exiger de moi que je coupe par le stationnement de la Pyramide à Ste-Foy (même si c'est plus court) quand moi j'ai envie de faire le tour par le trottoir.

Une femme qui, quand elle "juge" à propos de me passer une remarque en public, parle tellement fort que les gens 100 pieds plus loin savent eux aussi de quoi il était question et ce qu'elle a à me reprocher...

Une femme qui, quand je parle me fait plus souvent qu'autrement sentir comme si j'étais le dernier des imbéciles ou que ce que je venais de dire était d'une évidence enfantine ou encore d'une idiotie totale. Ben oui ça m'arrive de dire des idioties. Que voulez-vous, je suis un homme et dans notre société femélisante, les femmes sont tellement plus fines que tout le monde...

Une femme qui traite sa coloc et supposée meilleure amie à grands coup de "Va chier", "Mange de la marde", "Te magasines-tu une claque?" ou comme premier bonjour en arrivant: "Salut grosse face laitte!" Pardonnez-moi mais même si c'est fait en blague, moi, voyez-vous, ça fait vraiment pas partie de mon système de valeur. Cela signifie-t'il qu'en allant habiter ensemble, j'aurais fini par avoir droit au même traitement? Fort probablement. Du moins je n'ai pas voulu prendre ce risque.

Une femme qui se croit obligée de me frapper, me claquer, me pincer ou me donner des "bines" à propos de tout et de rien. Qui passe son temps à dire qu'il va falloir que je m'endurcisse? Pourquoi? Parce que la force des claques va augmenter avec le temps? Eh! Non! Je ne crois pas aux châtiments corporels... Désolé. Pis y paraît que la belle mère est aussi pire que la fille, Ça promettais...

Une femme qui prétends m'aimer mais parle en mal de moi avec sa coloc et je ne sais quel inconnu sur Twitter (log des conversations à l'appui),

Une femme qui se plaît à vivre dans un infâme bordel, un bureau d'ordinateur tellement surchargé de cochonneries pis de cossins que partir à la recherche d'un élastique à cheveux relève pratiquement d'une expédition sur l'Hymalaya. Une chambre tellement à l'envers, un lit jamais fait, des vêtements et des papiers éparpillés un peu partout... Mais surtout... surtout...

Surtout, une salle de bain que quand tu rentres là-dedans, tu te dis: Bon: Mon Jeff, la seule affaire propre que tu vas toucher ici c'est ta quéquette. Fait que baisse tes culottes, tiens ta bizoune à 2 mains, fait ton "pepi" pis surtout, touche à rien d'autre. Dans ces conditions, même ouvrir le robinet pour se laver les mains est un risque à ne pas courir... Un minimum de fierté c'est de nettoyer ta salle de bain quand tu reçois de la visite. J'comprends que j'suis pas le Premier Ministre mais tout de même... Il y a un vieil adage qui dit: Décrotte-toé pis après ça je te marierai.

Mon père avait l'habitude de dire que des toilettes de femmes c'est 100 fois plus salaud que des toilettes d'hommes et que les femmes lorsque mises ensembles sont plus cochonnes que les hommes. Ben force est d'admettre que mon Bob t'avais ben raison. Preuve à l'appui!

Après avoir constaté ce qui me semble inadmissible, j'aurais fini par aller habiter avec "ça" pis j'aurais fini par avoir des enfants avec "ça"? Dans une vie de couple, j'comprends qu'il faut être patient... indulgent... Tolérant... Mais y a ben un boutte à toutte cal***e! Pis aussi, j'aurais bien voulu aider et faire ma part en ce qui concerne les tâches ménagère mais là, manifestement, j'ai compris que j'aurais torché en criss pour que notre appart soit pas trop dégueulasse quand la visite arrive. Pis les enfants à travers ça... No way! No F***ing way!

Et il aurait fallu que je prenne le temps de lui dire que tout ça me tombait sur le système??? Criss, c'est parce que ça c'est un minimum élémentaire. Quelqu'un qui a pas compris ça sans explications là...

Pour la suite, ce sont des considérations personnelles mais qui viennent tout de même s'amonceler sur le reste et amplifier ce qui précède.

Donc, ce que je ne veux plus...

Une femme qui pense que Star Académie, Loft Story pis ces cochonneries d'émissions là font avancer une société et sont un gros apport à notre culture déjà massacrée. Le bagage intellectuel décroît à mesure que le poids augmente...

Une femme qui n'a pour seul sujet de conversation, dont l'univers tourne autour de, et qui pense que la perfection masculine est incarnée en Nick Carter pis que la perfection musicale c'est le bruit tout distortionné et les paroles insipides que les Backstreet Boys servent encore à leur quelques rares fans en délire. Ouf, Ouf et Re-Ouf! Le bagage intellectuel diminue à mesure que le poids augmente...

Pis, ben... la cerise sur le sunday, la pièce de résistance: une femme qui conduit une Chevrolet "Claquevalier" pis qui pense que cé un maudit bon char pis qu'elle a eue un bon deal (même si la valeur de revente est nulle à chier de toute manière) Ouais... je vous signale que GM est en faillite... C'est pas pour rien et il y a comme une poésie qui revient toujours là-dedans... Le bagage intellectuel qui diminue à mesure que le poids augmente... Toyota Yaris, Honda Fit, VW Golf City, Ça vous dit rien? Y a même des infirmière auxiliaires qui trimballent leur jambon dans une Hyundai Accent pis qui sont pas réputées pour être les éléments les plus brillants! By the way, pourquoi les grosses"gertrudes" contrôlantes conduisent toujours des Cavaliers? Faudrait que je me penche un jour sur cette constatation sociologique un moment donné...

Bon là j'pense que cé assez... C'est déjà pas mal... j'en dirais bien plus mais je vais arrêter là parce que le portrait me semble suffisant mais surtout le constat final triste à brailler.

Seule chose, une femme qui se comporte comme ça ne mérite peut-être pas mieux que de se faire flusher sur MSN... Mais de se poser des maudites questions pourquoi ses relations ne durent pas serait peut-être un exercice salutaire dans son cas.

Pour ma part, à chaque fois que je vois des affaires de même, je me pose la question: "Qui c'est qui nous les pond ces controlling bitches-là?"

Je fais désormais partie d'un running gag qui dure depuis un bout de temps dans sa famille je crois et je viens d'entrer dans la légende des chums que sa mère aura jamais eu le temps de connaître... Elle a probablement pas manquée grand chose... Moi non plus...
Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 05:04

Vous souvenez-vous des « Dukes of Hazards »? Gang de débiles dans un petit état du sud des États-Unis, probablement l’Alabama. Vous savez, les états épouvantables du sud des États-Unis où tout le monde, à force de se marier entre cousins, en sont venus à avoir une population d’abrutis et d’idiots. Et à travers ce groupe-là, il y avait des policiers qui étaient toujours en train de faire des affaires absolument farfelues pour faire plaisir au sheriff et aux élus municipaux de cette région-là. The Dukes of Hazards c’était tellement la description d’un univers colon, que l’on pensait ne jamais voir cela se concrétiser dans nos municipalités. Et pourtant, et pourtant…

 

Rassurez-vous, Les Dukes of Hazards vivaient chez nous il n’y a pas si longtemps. Ils étaient à Donnacona! La ville des policiers excités, incontrôlables. La ville où, c’était tellement tout croche, qu’on savait jamais ce qui se passait. Et ceux qui se rappellent de ce qu’était la police à Donnacona il y a quelques années pourraient certainement faire un parallèle avec « The Dukes of Hazards » parce que ce qui s’y déroulait, relevait du délire profond.

 

L’évènement déclencheur avait été un accident impliquant un policier de Donnacona et un policier de Québec sur sa moto avec une fillette dans un face à face au début juin de l’année 2000. On avait retrouvé la fillette sous la voiture de police. Les policiers de Donnacona roulaient à très grande vitesse pour répondre à une alarme chez RPM Tech, un fabriquant distributeur de machinerie lourde. L’alarme avait été déclenchée par le vent… Imaginez…

 

Je voudrais donc faire état d’un message de quelqu’un qui était au parfum à cette époque et qui décrit parfaitement ce qu’était la police de Donnacona, au moment où feu Denis Denis était maire de cette localité.

 

« Assez délirante notre police non? Vous sembliez chercher le problème de la police à Denis Denis. Ben vous devriez plutôt dire la police à Michel Allard. Parce que Denis Denis a essayé de faire le ménage et de mettre dehors le policier Duguay, alias Lucky Luke que Allard protège.

 

Les problèmes à Donnacona ont débutés avec l’arrivée de Duguay lors de la fusion entre les services de Donnacona et de Cap Santé. Duguay multipliait déjà les frasques et s’amusait à jouer à la police. Avant la fusion, un policier de Cap Santé avait déjà été impliqué dans un face à face qui avait détruit l’unique véhicule du corps de police, une rutilante Ford Tempo. Les policiers s’amusent à courir à des vitesses folles dans des zones de cinquante kilomètre-heure et moins à la poursuite de dangereux criminels qui auraient fait un stop à l’américaine…

 

Après la fusion, Duguay a persisté. Il a tiré sur un motoneigiste, il a fait de la patrouille dans une trail de Ski-Doo avec sa voiture, il a fait de la prison lors d’un concours organisé par un poste de radio, il a poursuivi en justice son collègue Durocher et imaginez ce qu’on sait pas!

 

Le chef Dussault s’est tanné, mais il s’est avéré que le zélé Duguay avait beaucoup d’ascendant sur ses jeunes collègues. Et que faire contre le syndicat de la police?

 

Denis Denis croyait avoir coincé Duguay. Ce dernier qui habite Portneuf avait jusqu’à une certaine date pour déménager à Donnacona. À au moins deux reprises à l’approche de la date fatidique, des conseillers municipaux, Michel Allard en tête, ont donné un sursis à Duguay lors d’un vote dans une réunion du conseil de ville. C’est un comble! On avait l’occasion de s’en débarrasser puis non, on décide de rester poigné avec.

 

Duguay et Allard sont très bien ensemble. Allard a déjà demandé que le corps de Donnacona-Cap-Santé soit dissous. Mais en agissant ainsi, il vise des buts précis. Améliorer les conditions de travail de ses amis policiers et permettre à ces derniers de continuer à sévir et à jouer à la police dans la région sans se faire taper sur les doigts par le chef Dussault et se faire engueuler par Denis Denis quand ils commettent des frasques. Et pendant ce temps, le beau Allard passe pour un visionnaire à la télé, à la radio et dans les journaux.

 

Parlez-donc de la police de Donnacona-Cap-Santé aux gars de la Sûreté du Québec du poste de Portneuf. Ils ne vous le diront pas en pleine face à cause du syndicat mais câlisse qu’ils les haïssent! Ils ne veulent surtout pas voir Duguay et ses ouailles débarquer chez-eux. Encore une chance qu’un autre policier sur la moto soit impliqué sinon il n’y aurait jamais eu de suite à tout cela. Peut-on prendre des sanctions contre les flics qui ont bloqué à Québec la circulation pour laisser passer l’ambulance plus vite?

 

Le principal problème avec la police de nos jours c’est que l’on a aucun contrôle dessus. Elle est là pour servir la population et non pas son syndicat qui est beaucoup trop puissant. La solution est fort simple. On fout Duguay dehors, et quelques jeunes qui souffrent de l’effet Duguay, on engage deux ou trois policiers d’expérience, on remet le chef Dussault à sa place avec un vote de confiance du conseil municipal et on nettoie ce conseil qui n’est pas entièrement propre lui non plus.

 

Duguay a encore un mois pour déménager. Il se croyait hors de danger avec la dissolution du corps de police mais maintenant qu’il ne se retrouvera pas avec la SQ, j’ai hâte de voir si ses amis conseillers, au moins trois, vont encore le couvrir. Peut-être va-t-il faire semblant de déménager.

 

À mon avis, il faut creuser plus loin que Denis Denis pour mettre cette affaire au clair. »
Par Jeff Gagnon - Publié dans : Archives
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /Déc /2007 17:02


Mon ex est enceinte… Bon… Et chacun des vœux et félicitations qu’elle recevra au cours des prochains jours et des prochaines semaines ainsi que tout au long de sa grossesse sont probablement mérités. Chacun.

 

Par contre, il y a une couple d’affaires que j’aurais aimé expliquer au nouveau chum de mon ex si j’avais eu l’occasion d’aller prendre un café avec lui, avant qu’il ne soit trop tard. Parce qu’il est en train de s’enfoncer dans un océan et un tourbillon de marde dont il ne soupçonne ni l’étendue ni la profondeur le pauvre.

 

J’aurais voulu lui expliquer qui est, en réalité, la femme avec qui il s’apprête à fonder (in extremis cela va sans dire), une famille. Parce que, après seulement quelques semaines de fréquentation il ne peut nullement prétendre lire en elle comme dans un livre ouvert! Dieu que je suis poétique! Et allez donc savoir ce qu’elle a pu lui raconter pour que son jugement en soit si brutalement altéré! Ou encore c’est un pauvre type passablement faible du ciboulot.

 

Non pas que je sois jaloux ou envieux. Non pas que je sois animé par un désir de vengeance, non. Ces gens-là, en l’occurrence mon ex et son chum, malgré leur simplicité d’esprit ont droit au bonheur qui leur est dû. Ils sont cons mais touchants.

 

Par contre, j’aurais aimé lui expliquer pour quels motifs j’ai quitté mon ex et pourquoi, il aurait dû (il est trop tard maintenant) se sauver en courant.

 

D’abord, c’est brutal mais direct, mon ex est une fille finie. Sans avenir et sans ambitions. Platte, flat, drabe,  dull! Elle a abandonné un poste d’enseignante en immersion française au États-Unis sous prétexte qu’à Kansas City il fait trop chaud. Câlisse que c’est pas fait fort ces petites bêtes là. Aucune colonne vertébrale! Mais quand vous avez vu la mère et le père, vous comprenez bien des affaires, j’y reviendrai.

 

Elle a tenté sa chance en Ontario où les hivers sont rigoureux et les étés plus frais mais après 3 ans, c’est les étudiants qui en sont venus à bout. Elle passait son temps à se plaindre à chialer et à brailler dans la salle des profs. J’ai bien plus l’impression qu’ils n’étaient plus capables de la sentir, elle et son incompétence. Ce fut donc un soulagement pour toute l’école lorsqu’elle a remis sa démission, nous le savons maintenant.

 

Elle est revenue au Québec, vivre avec moi. On se connaissait depuis quelques années et on avait déjà sorti ensemble) Je pensais à ce moment-là qu’elle avait changé et que sa vie à l’étranger l’avait rendue plus mature et responsable. Je me disais que logiquement elle reprendrait sa carrière d’enseignante ici en milieu francophone. Mais non, elle s’est trouvée un emploi de vendeuse dans une épicerie fine. Il faut bien gagner sa croûte… Mais reste des années d’études et 2 baccalauréats fichus en l’air parce que madame est pas faite ben, ben forte. Ah! Les maudits mollusques sans colonne vertébrale…

 

Elle m’est arrivée de l’Ontario criblée de dettes, avec pour toute voiture un « money pitt » sur quatre roue payée 5 fois trop chère pour sa valeur et qui roulait par la force de l’habitude. Il a fallu que sa vieille barouette échoue l’inspection de la SAAQ pour qu’elle comprenne que l’auto était au bout du rouleau... C’était une charité à lui faire que de l’envoyer à la feraille, c’est tout dire! Elle ne possédait aucun meuble et trimballait uniquement quelques effets personnels et un ordinateur portable déjà très avancé en âge…

 

Ça ne faisait pas 3 mois que nous étions installés ensemble que les factures de Bell, Bell mobilité et Hydro-Ontario en retard aboutissaient chez moi. Et ça c’est sans compter l’appel de sa compagnie d’assurance automobile Échelon qui ont tôt fait de la retracer et la relancer afin de réclamer eux aussi leur dû. C’est que voyez vous…

 

Côté financier, mon ex ne sait pas compter. Si elle gagne 100$ elle en dépense 150$. L’argent lui coule entre les mains comme crème glacée qui fond au soleil et évidemment elle se réfugie dans les futilités alors que des dettes restent en plan et des choses essentielles restent impayées malgré les salaires fort respectables qu’elle a récolté au États-Unis (argent US imaginez… Ces jours-ci ça ne veut rien dire mais souvenez-vous au début des années 2000 à quel point l’argent US était élevé…)

 

Bref, mon ex n’hésitera jamais à consulter à fort prix une voyante ou cartomancienne patentée avant de payer son loyer ou de payer son téléphone avec pour résultat que les créanciers courent et à bon droit. Mais ça j’ai l’impression que son nouveau chum ne le sait pas encore. Et lorsqu’il va le découvrir, il aura un bébé dégoulinant de bave et hurlant dans les bras. Il sera… TROP TARD! Combien de fois j’ai payé plus que ma part ou la totalité du loyer parce qu’elle n’avait pas les moyens de respecter ses engagements…

 

Si je vous confiais qu’elle n’a commencé à rembourser son prêt étudiant que l’an dernier (elle a quitté les études depuis bientôt 10 ans) et que, ça faisait 4 ans que ses rapports d’impôt n’avaient pas étés faits lorsqu’elle est venue s’installer avec moi. Inutile de vous dire que j’ai vivement entrepris à mes frais de remédier à ces situations. D’ailleurs, (il y a un bon Dieu pour les innocents) la mise à jour de ses rapports d’impôts lui a rapporté près de 2500$ et je suis prêt à parier qu’elle a gaspillé cet argent si bien qu’il ne doit plus en rester maintenant. J’ai découvert en faisant le ménage de ses papiers importants pour plus de 500$ de mandats poste qui n’avaient pas été réclamés de sa part. Bref mon ex ne s’occupe pas de ses affaires.

 

Nous parlions d’assurance automobile plus tôt… J’ai encore tout frais en mémoire que mon ex a frappé un cycliste en septembre 2003 à deux pas de son école et la cause est encore en suspens… Nous avions reçu un appel d’une avocate de la compagnie d’assurance 4 jours avant Noël pour rétablir certains faits. J’espère pour elle que les assurances arriveront à payer pour les dommages physiques subit par le gars (il paraît qu’il était amoché…) et qu’il ne décidera pas de la poursuivre au criminel selon quoi, elle serait dans le gros caca et son chum avec… Et le bébé qui va naître à travers ça…! Shit! Une vraie saga digne des soaps américains! Imaginez le scénario! Je te fais un petit, tu me caches des affaires, les poursuites, les avocats, la ruine, les gifles au visage, la vaisselle fracassée! Je serais devant mon téléviseur, assidu juste pour voir ça! Garanti!

 

Mais soyons plus sérieux et revenons à nos moutons… Mon ex adore par-dessus tout faire pitié et se faire plaindre. Ce qui lui arrive, est toujours négatif (que voulez-vous, elle attire la marde) mais en plus, ce qui lui arrive c’est toujours pire que les autres. Si elle a de la douleur c’est toujours pire que les autres et cela l’empêche évidemment de vaquer à ses occupations alors que d’autres sont atteints des mêmes maux et y arrivent parfaitement. Elle est le portrait tout craché de sa mère.

 

Sa mère : Femme outrageusement grasse, avec de la gélatine qui lui pend de partout. Femme, au buste de très fort tonnage, aux seins-seins déflaboxés qui pendent mollement de chaque côté de cet amas de graisse. Des varices au jambes et un derrière aussi large que le Boulevard de la Capitale. Des dents jaunes et une haleine fétide. Bref z’un monstre!!! C’est toujours écrasée dans sa chaise berçante en cuir rouge vin que nous la voyions lors de nos visites (rares heureusement). Elle passe son temps à se plaindre qu’elle a mal ici, mal là, que sa chaise de bureau au travail n’est pas confortable (quelle chaise le serait de toute manière avec tout ce poids à supporter!). Elle est toujours au bord de l’arrêt de travail et de l’épuisement nerveux. Elle se plaint que son astrologue-numérologue patentée s’est gourée dans ses prédictions… Bref, il faudrait la rebaptiser Pénible tellement ses déboires sont pathétiques.

 

Quant à mon beau-père, bègue, chauve, petit, mais surtout fait à remarquer, amputé du bras droit suite un accident de travail dans une mine d’Asbestos. Bref, il ne passe pas inaperçu, surtout l’hiver avec sa tuque et son manteau. Il pense encore que Ford fait des maudits bons chars mais a découvert il y a quelque temps qu'une Hyundai Élantra déclarée scrap aux États-Unis (et volée?) et reconstruite dans une cour à scrap de Pintendre ça fait un maudit bon char. Il écoute les jérémiades de sa femme sans broncher et fume vicieusement en cachette dans son auto à défaut de se saouler la gue-gueule dans une taverne et enfin pouvoir  momentanément engourdir cette vie de merde perpétuelle avec sa Gertrude et ses enfants attardés, privés d’oxygène à la naissance.

 

Le frère et la sœur de mon ex? Résumons en disant que le gars est de toute manière irrécupérable, qu’heureusement qu’il vit en famille d’accueil parce qu’il serait encore plus scrap. La sœur quant à elle, se vautre dans le BS avec sa fille dont sait plus ou moins confusément qui est le père.

 

Bon! Assez vomi sur mon ex belle-famille! Revenons à mon ex et à son chum. Une génétique fuckée, ne peut pas révéler des miracles, une fille criblée de dettes et incapable de planifier quoi que ce soit dans sa vie personnelle. Fille qui manque totalement de colonne vertébrale et de jugement et incapable de placer les priorités aux bons endroits. Et le gars qui sort avec a été assez fou pour l’engrosser! Wow! Ce gars-là quand Dieu a donné l’inconscience aux Hommes, il était le premier dans la filée pour la recevoir!

 

Et dire que j’aurais pu aussi bien me trouver dans cette situation. Oui parce qu’en convalescence, suite à une chirurgie, mon ex avait confié à ma mère qu’elle voulait partir enceinte rapidement. Apprenant cela de ma mère, et pour toutes les raisons énumérées plus haut, j’ai pris mes jambes à mon cou et aujourd’hui, je peux dire : Câlisse que je l’ai échappée belle!!!

 

Parce que l’équation était fort simple. Mon ex voulait à tout prix tomber enceinte, avoir un enfant pour ne plus avoir à travailler et faire comme sa sœur. Se crisser sur le BS parce que c’est une solution facile ou se faire vivre par le père de l’enfant. Je savais pertinemment que si mon ex était tombée enceinte de moi, j’aurais été le seul soutien de famille, seul à essayer de ramer ne serais-ce que pour rester sur place, ne serais-ce que ne pas couler. J’aurais fini par me battre uniquement pour que l’enfant ne manque de rien. Bref, à poursuivre la relation avec mon ex pour les mauvaises raisons.

 

Mais maintenant c’est ce gars-là qui devra assumer ces lourdes responsabilités. Ce ne doit sûrement pas être un mauvais gars. Élever un enfant avec une mère égoïste, qui se plaint continuellement et qui financièrement parlant, ne sait pas s’administrer. Avec une femme dont il ne connaît que très peu de chose et avec laquelle il ne vit pas encore 24 heures sur 24. Ce monsieur aura un lourd défi de la vie à relever. Peut-être y arrivera-il, peut-être pas. Je ne le saurais peut-être jamais. Mais j’aurais sincèrement aimé le mettre en garde.

 

On dit souvent que les personnes changent à la venue d’un enfant. Qui sait? Peut-être que cette naissance fera évoluer mon ex. Personnellement, je n’aurais jamais pris un tel risque. Je suis sans doute resté trop rationnel et trop ancré à la réalité. Et j’ai d’autres défis plus beaux et plus grands à relever!

 

 

 

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 01:43

C'est le 11 novembre, et traditionnellement il se passe le 11è jour du 11è mois à 11 heures quelque chose de particulier.

C'est pour les Canadiens le jour du souvenir et pour les Américains le "Veterants Day". La journée du 11 novembre c'est l'occasion de rendre hommage à tous ceux qui, morts ou vivants à ce jour ont combattu pour cette liberté dont on est ensuite sensé garder le souvenir.

Chacun a sa façon bien à lui ou à elle de célébrer ou de commémorer le souvenir. C'est évident que quand ça fait 50 ans qu'il n'y a pas eu de guerre, ou 40 dans le cas de la guerre de Corée, pour les Canadiens c'est rendu bien loin. Et si vous prenez la peine de questionner les ainés de vos famille y'a pas une famille qui n'a pas été touchée de près ou de loin par la guerre. Y'en a pas une! Ça peut être un cousin, ça peut être un frère, ça peut être un père, ça peut être un oncle, mais y'a pas une famille qui n'a pas été touchée de près ou de loin par la deuxième guerre mondiale.

Au moment où on envoie nos Canadiens faire les "zwimphes" dans des pays de cul et de sauvages en Bosnie et puis même au Rwanda, on devrait s'arrêter et se dire qu’il y en a qui sont mort pour qu'on soit libre et ils pourrissent à six pieds sous terre quelque part en Normandie. Y'a des pays d'Europe qui sont libre parce que des Canadiens et des Québécois sont morts au combat.

Donc, à chaque année le 11 novembre c'est le jour du souvenir et ça veut dire quelque chose. Je ne sais pas ce que ça veut dire pour vous, mais ce que je trouve dramatique, c'est que le 11 novembre, dans votre école ou dans l’école de vos enfants, y a personne qui va en parler. Parce qu'ils s'en crissent. Les enseignants du Québec ont été les premiers à nous faire croire que l'histoire ça n'existait pas si c'était pas pour promouvoir l'indépendance du Québec ou la beauté des Amérindiens. Y'en manque des bouts! Et c'est pas cette année que ça va se corriger. Le ministre « GaGaron » a dit qu'il était pour corriger ça. Mais j'ai jamais vu dans les plans du gouvernement un projet pour enseigner à nos enfants le sens de nos institutions, la valeur de notre histoire, la fierté de notre passé et la nécessité de porter sa main à son coeur et de fermer sa gueule quand on entend le "O Canada!".

Mais ce qui est encore plus désolant, c'est que le jour du souvenir pour une maudite gang c'est une journée de congé et que ces gens-là vont juste se plaindre que le trafic est bloqué au coin de Dufferin et de la Grande-Allée. Une gang de vieux soldats avec des bérets de travers pis des médailles sur la bedaine qui s'en vont à la croix du souvenir quand y pleut pis qui fait frette, ça, ça va mettre les fonctionnaires pis les gens de Québec en maudit en se décrottant le nez dans leur auto pris dans le trafic en disant:" voyons tabarnak pas capab'd'aller manifester ailleurs ostie, les pancartes, la C.S.N...., viarge"! "

Ça va être ça le jour du souvenir pour bien des québécois...

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Archives
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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /Oct /2007 14:46

J’adore le vin! Et s’il y a une chose que j’aime particulièrement, c’est essayer de nouveaux produits, souvent même provenant de pays qui ne sont pas nécessairement réputés comme étant de grands producteurs vinicoles. Et croyez-moi il y a énormément à découvrir! Le goût pour le vin comme tous les plaisirs de la table ne demande qu’à se développer autour de sensations gustatives et olfactives toutes aussi variées que complexes.

 

Mais voilà que depuis quelques temps, je suis confronté à un phénomène qui était très en vogue il y a une quinzaine d’années et que je croyais bien être disparu de notre mentalité québécoise. Ceux qui fabriquent leur propre vin à la maison.

 

J’ai toujours méprisé au plus haut point ceux qui s’adonnent à ce genre d’exercice même si c’est sans prétention et même si c’est par simple loisir. Ils contribuent, (tout comme les boutiques qui vendent les produits) par leur bricolage incertain à fausser la perception que devraient avoir les gens de l’œnologie mais ce faisant, vont aussi tenter de vous empoisonner! Ces derniers, je le regrette ne peuvent certainement pas savoir ce que c’est que du vin et seraient incapables de faire la différence entre un bon Bourgogne Aligoté et un vin d’Alsace même si leur vie en dépendait.

 

On a tous une connaissance qui nous écoeure avec son vin « fait maison » lors des rencontres de famille. Et on est tous pareils. Pour ne pas faire de chicane, on se plie de bonne grâce à la dégustation de ce qu’eux appellent du vin mais qui est en réalité un liquide de couleur et d’odeur incertaines souvent mal fermenté et ramassis de produits plus ou moins chimiques, j’y reviendrai. Mais pour les simples dégustateurs et les amateurs de bon vin, le Château Anti-Freeze, il passe de travers dans la gorge.

 

Mais de quoi diable est réellement constitué du vin « fait maison » pour que ce soit aussi mauvais? Je prends mes sources d’une entreprise à Québec, soi-disant réputée dans le domaine. Je simplifie mais je suis sûr que vous comprendrez le principe de base.

 

D’abord, On mélange à de l’eau distillée, de la poudre de concentré d’un soi-disant type de raisin (ou cépage) afin d’obtenir un vin qui devrait, en théorie, s’apparenter au vrai vin de cépage en Appellation Contrôlée que l’on pourrait se procurer à la Société des Alcools. De la poudre de concentré… Moi qui croyait que le vin s’obtenait toujours à partir de raisins juteux, mûris au soleil et issus d’une terre fertile et étaient pressés avec soin? Ces détails, je peux vous le garantir font toute une différence dans le goût d’un vin. Mais ici on est loin de ça.

 

Ensuite, il faut ajouter la levure ainsi qu’un sachet contenant différents produits (chimiques?) et attendre 5 à 7 jours. Ensuite on transfère le mout dans une tourie, on attend encore 10 jours, on ajoute encore 2 sachets de produits (chimiques?) On ajoute un clarifiant (Ah! Bon!) Et on attend encore 1 semaine avant l’embouteillage… Dire que certains « vrais vins » passent plus d’un an en barrique de chêne avant d’être embouteillés!

 

Résultat : le « Château Prestone est déjà prêt pour être dégusté! Shit! Ça c’est efficace comme production! Ça me rappelle les alambiques de nos grands-parents dans le temps de la prohibition.

 

Pour résumer, vous mélangez de la poudre dans de l’eau que vous faites fermenter! Bref, du Cool-Aid au raisin! Avec de la levure Fleishmann. C’est très chic!

 

Mais ce que j’ai du mal à m’expliquer, c’est que tout le monde sait que du jus d’orange fait de concentré est nécessairement moins bon que du jus Tropicana ou autre fait à partir de vraies oranges fraîchement pressées. Pourquoi diable serais-ce différent pour le vin? Parce que les gens qui font leur vin, jurent dur comme fer qu’il n’y a aucune différence entre leur vin et un vin de même cépage provenant de la SAQ.  Mais peut-on continuer à croire leur bullshit?

 

D’abord, en ce qui concerne la poudre de raisin en question, rien ne nous prouve qu’il s’agit bien d’un concentré du cépage qui est mentionné sur le carton. Et même si c’était le cas, ça reste de la poudre tabarn…! Votre cuvée peut bien porter l’appellation Cabernet Sauvignon jusqu’à demain matin mais en réalité être constituée  d’un tiers de Cabernet, et de deux tiers d’une autre merde sans que cela ne soit jamais mentionné sur l’étiquette. Les Appellations Contrôlées ne tiennent plus en artisanat! En d’autre mot, le vin maison obtenu sera toujours aux antipodes en terme de couleur, de goût et d’arôme du cépage original en Appellation Contrôlée. Les fabricants de poudre vont même jusqu’à inventer de nouveaux cépages pour mystifier les gens! Cibole! En revanche, un vin embouteillé dans une maison vinicole reconnue et sérieuse avec de vrai raisins et dans des conditions de vinifications qui ont fait leurs preuves, vous révèlera toujours de quoi il est constitué en réalité en prenant connaissance de l’étiquette et vous serez ainsi en mesure de faire un choix éclairé.

 

Mais pourquoi les gens qui fabriquent leur vin sont toujours aussi « gossants » avec leur maudit jus de raisin Welch’s alcoolisé? D’abord, une « batch » de vin (quel terme grossier en comparaison de cuvée ou de millésime) donne environ 40 bouteilles en 5-7 semaines! Wow! De quoi torcher à plate couture le Baron de Rotschild dans son Château en France! Et de plus, le vin « fait maison », c’est connu, vieillit très mal, même dans des conditions de température et de lumières contrôlées. Il doit être consommé rapidement. C’est pour ça qu’à moins d’être de fieffais alcooliques, ils essaient de « pedler » leur stock à tout le monde tout le temps.

 

Un des premiers argument à nous être servis par ces « chimistes artisans » c’est que le coût de reviens par bouteille est vraiment bas. Selon les types de poudre et l’équipement, entre 3 et 5 $ la bouteille tout compris. Ouais, sauf que si la SAQ était une entreprise privée et si le gouvernement ne percevait pas autant de taxes sur les boissons alcoolisées, les vins très respectables à environ 10$ la bouteille en ce moment (et croyez-moi il y’en a) oscilleraient eux aussi aux alentours de 5$ la bouteille. C’est donc sur ce problème qu’il faudrait se pencher non?

 

Et c’est pourquoi les gens qui fabriquent leur vin, ils sont fiers mais fiers, tel Artaban! Mais vous avouerez que ça fait chic lors d’une soirée de dire « Je fais mon vin, voulez-vous goûter? » Et pourtant, quand je vois sur une table bien dressée, une bouteille de vin  « fait maison » ou un vin de dépanneur, je ne peux m’empêcher de penser par devers moi-même que ça fait cheap, ça fait pas de culture et très Québécois colon au fond.

 

Dans ma tête à moi, ce n’est pas cela prendre du vin. Le fait de déguster un vin ne devrait pas être désagréable mais au contraire une expérience gratifiante! Le vin fait maison n’est pas un vin de dégustation. C’est un vin pour ceux qui ne font aucune différence, qui ne dégustent pas et qui prennent du vin pour prendre du vin, pour l’effet peut-être? Bref, un vin de beuverie.

 

Mais ce que je trouve le plus triste c’est qu’à chaque fois, les invités se font prendre au jeu, on se prête à une dégustation, on goûte surtout par curiosité, mais l’aventure, au fil des années, est toujours aussi hasardeuse. Et on dit que c’est bon, comme des petits moutons pour ne pas déplaire. Je me suis moi-même fait prendre dernièrement. Il devait bien y avoir 15 ans que je n’avais pas bu du vin « fait maison » et quelqu’un de mon entourage nous est arrivé avec une bouteille. Je m’étais dit que depuis 15 ans, les méthodes se sont peut-être améliorées, la personne est peut-être plus méticuleuse que les autres lors des étapes. Mais malheureusement, l’expérience s’est avérée décevante en tout point. Le résultat était un vin rouge sans âme, sans corps, acidulé, trop jeune, pétillant comme du Champagne (Un Champagne rouge imaginez!) Vais-je enfin me dompter?  Je ne peux jurer qu’on ne m’y reprendra plus. Après tout, il faut bien acheter la paix dans la famille. Et puis, la diplomatie étant l’art de dire « bon-chien, bon-chien »  pendant que l’on cherche un plus gros caillou pour l’assommer! Et sur ce point, croyez-moi,  j’y travaille, j’y travaille…

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 06:04

…Nous sommes dimanche 19 août, il est 14h15 et je suis au terminus de Charlesbourg. Je suis descendu du 72 en provenance de Loretteville et j’attends depuis plusieurs minutes un Métrobus 801 qui descend vers Québec. Non pas qu’il soit très en retard. Mais sa fréquence de passage, un dimanche après-midi, (alors qu’il fait beau et qu’Expo-Québec bat son plein) laisse grandement à désirer. L’autobus en question finit par se pointer le museau, bondé de gens, donc mal préparé pour accueillir la foule qui s’agglutine à la porte du véhicule. Je porte mon sac à dos à la main et je me glisse tant bien que mal dans le bus. Je dois descendre quelques arrêts plus loin, soit à la hauteur de la 50è rue. Le chauffeur au fil des arrêts laisse entrer encore plus de gens, rendant la condition à l’intérieur du bus totalement invivable. Il s’égosille à nous crier « Avancez en arrière!!! Avancez en arrière!!! » Sans se rendre compte que son bus est plein à craquer. J’avais envie de lui crier : « Regarde par toi-même imbécile et tu vas voir qu’il n’y a plus de place fait qu’arrête de prendre du monde, fait venir un autre bus à la rescousse et une fois ce dernier derrière toi, termine le trajet en ne faisant descendre que les passagers qui sont déjà à bord. » Inutile de vous dire que debout au milieu de l’allée, mon sac à dos à la main, j’ai dû malgré-moi, bousculer pas mal de gens pour réussir à gagner la porte arrière et parvenir à descendre, rendu à ma destination.

 

Oh! Je sais, vous allez me répondre qu’effectuer la supervision et le « dispatching » d’autobus est plus compliqué que ce qu’on pourrait le croire. Mais j’ai donc l’impression que si c’était « du monde ordinaire » comme vos usagers qui supervisaient votre service et soumettaient des solutions simples, juste avec du gros bon sens, ça marcherait bien mieux que vos décisions purement technocrates et administratives.

 

Comment se fait-il que dans n’importe quelle ville nord-américaine ou européenne qui possède un transport en commun qui se respecte, la fréquence et la quantité d’autobus sont largement suffisantes pour subvenir à l’achalandage? Comment se fait-il qu’à Montréal par exemple, à la sortie d’une bouche de métro, dans les 5 minutes qui suivent, notre autobus se montre le bout du nez? Et ne venez pas me dire que c’est une question de population ou de flotte d’autobus plus volumineuse. Québec est une des villes (bien que moins populeuse) où le transport en commun est le plus utilisé. Vous, vous êtes même vanté que c’est le RTC qui avait eu la plus forte hausse d’achalandage au Canada au cours des derniers mois. Il serait grand temps que vous nous offriez un service à la hauteur de ces statistiques et de nos attentes.

 

Un dimanche après-midi alors qu’il fait beau et qu’une activité majeure se déroule dans la ville, à 66.35$ par mois, un Métrobus aux 15 minutes, plein à craquer avec un chauffeur peu coopératif, je trouve que c’est carrément du vol! En plus vous avez le culot d’appeler ça un Métrobus??? À 15 minutes d’intervalle??? Dans ma tête à moi c’est un circuit tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Dans une société de transport qui respecte ses usagers, les Métrobus devraient être depuis longtemps aux 5 minutes dans les deux directions en tout temps avec des autobus articulés (on peut toujours rêver) et un autobus en double prêt à intervenir n’importe où sur le circuit si la demande devient trop forte! That’s it, that’s all!

 

Mais ce que je me demande, c’est comment vos usagers pourraient continuer à vous croire et à vous prendre au sérieux quand on regarde l’ensemble des décisions que vous prenez et que vous avez pris au cours des dernières années.

 

D’abord, la mise à la retraite prématurée de vos autobus GMC New-Look qui auraient  continués d’être salutaires afin d’améliorer la fréquence de votre service. Ces autobus, que vous avez fait venir, parfois à grands frais (en tant qu’usagers, nous avons absorbé la majeure partie des coûts par des augmentations successives de vos tarifs) de plusieurs villes des États-Unis et du Mexique, ont été sacrifiés. Et à ce que je sache, depuis leur disparition, le nombre de Novabus LFS achetés n’a pas encore rejoint le nombre des bus disparus. Parce qu’il faut le dire, des New-Look, il y en avait un char et une barge dans votre flotte. Et où sont rendus les vieux Classic acquis entre 1987 et 1989 montés avec des bancs d’autobus interrurbains en rangées de deux?

 

Donc, si mon raisonnement est exact, nous avons assisté sous nos yeux à une diminution de la flotte d’autobus contre une augmentation de l’achalandage? Est-ce que quelqu’un chez-vous pourrait me l’expliquer celle-là? Un ou deux de ces valeureux New-Look auraient très bien pu venir à notre rescousse en ce beau dimanche après-midi du 19 août… Ah! Si seulement vous n’aviez pas ordonné leur destruction massive…

 

Oh! Je sais, vous allez me rétorquer que la durée de vie utile de ces autobus tirait à sa fin. Or, c’est connu de tous, les GMC New-Look, sont des autobus pratiquement increvables, indestructibles et éternels. À condition qu’on les entretienne comme il faut par exemple! Comment se fait-il alors qu’après seulement quelques années de service, ceux que vous avez acheté usagés des États-Unis et du Mexique étaient déjà bons pour la casse? Votre laxisme au niveau de l’entretien de vos véhicules serait il en cause? Sinon, pourquoi les avoir acheté si vous saviez que leur durée de vie était réduite et qu’il faudrait s’en départir à moyenne échéance? Mais là, vos excuses ne tiendraient pas l’eau puisque dans un bon nombre de villes d’Amérique du Nord, ces autobus sont encore en service et que, certains d’entre-eux ont 30 ou 35 ans, roulent, roulent encore et rouleront encore longtemps.

 

Un autre événement m’a fait réfléchir en ce qui a trait aux décisions qui ont été prises au RTC au cours des dernières années… Janvier 2006 : Je vois passer un rutilent Novabus tout neuf, articulé, faisant la navette sur un circuit Métrobus. Je suis tout content, je trépigne, je me dis : « Enfin, nous auront des autobus adéquats pour répondre à la demande et remplacer les autobus négligemment sacrifiés. Enfin, c’en est terminé des autobus bondés et des « S’cusez! S’susez! Pardon! » en se dirigeant vers la porte arrière». Or, j’apprends au bout de quelques jours que ce bus n’était qu’un démonstrateur (un teaser), et que j’ai crié victoire trop vite. Le RTC annonce que ces bus ne seront en service qu’à partir de 2008, qu’il faut en outre construire un garage adapté à ces nouveaux joujous mais surtout, le RTC se dépêche évidemment d’annoncer de nouvelles hausses de tarifs pour financer l’achat des nouveaux bus et la construction du nouveau centre d’entretien, le gouvernement n’absorbant qu’une partie des coûts. C’est à se demander ma foi, si le bus articulé que j’ai aperçu en janvier 2006 ne servait uniquement qu’à faire patienter d’avantage les usagers et à justifier vos hausses successives de tarifs. Parce que…

 

Parce que, les mois ont passé, on n’entend plus beaucoup parler des bus articulés, et à ce que je sache la construction du fameux garage n’a pas encore débuté. Nous sommes rendus à la mi-août 2007 les gars et tous ces « goodies » nous ont été promis pour 2008 et nous payons déjà 66.35$ par mois. Et j'apprends en consultant votre site que l'échéance pour la mise en service des nouveaux autobus promis à l'origine pour 2008 a été repoussée à 2009!!! Je pense que vous êtes en train de nous rire au visage! Je pense aussi que le temps est venu de demander des comptes. Où et quand exactement le garage sera construit? Quand précisément entreront en service les nouveaux bus articulés? Mais surtout quels seront les tarifs lorsque les bus seront finalement en service? Pourquoi, encore une fois, j’ai comme l’impression que vous êtes en train de nous passer un sapin et croyez-moi vous n’êtes pas de très bons pépiniéristes! En réalité, je pense sincèrement que nous ne verrons jamais la couleur de ces bus articulés et qu'encore une fois, le passé sera garant de l’avenir.

 

Parce que voyez-vous, j’ai encore tout frais en mémoire l’année 1992 et je pense que ce qui s’y est passé va se répéter. À l’époque, vous nous aviez promis une cinquantaine d’autobus articulés pour parer à la demande grandissante suite à ce que l’on pourrait appeler votre première « restructuration majeure du transport en commun à Québec ». Finalement, Nous n’en avons eu que 2 et nous avons été chanceux car il est vrai, Nova Bus à l’époque ne suffisait pas à la demande, du moins selon votre version officielle! J’aurais aimé entendre Nova Bus se prononcer eux-même là-dessus… Donc, ces 2 articulés, en l’occurrence les 9225 et 9226, roulent encore par la force de l’habitude, à coup d’ingéniosité de la part de vos mécanos. Mais à quel prix…

 

Pendant ce temps…

 

Pendant ce temps, vous perdez un temps fou à mettre sur pied une ligne Métrobus 802 afin de remplacer le circuit 12 qui est établi depuis des siècles, qui fonctionne bien et que seule une augmentation de fréquence suffirait à relancer. À quoi bon faire un Métrobus de ce circuit si sa fréquence n’est pas améliorée et si son trajet est à peine modifié? Et à quoi bon mettre sur pied une nouvelle ligne Métrobus lorsque vous n’êtes même pas capable de gérer adéquatement les 2 autres?

 

À chaque été vous procédez à des soit-disant expériences et vous faites joujou avec des véhicules mus par l’électricité dans le vieux Québec alors que vous savez pertinemment que cette technologie n’est pas exploitable à grande échelle à des coûts intéressants. Et pour comble, depuis environ un an, vous avez remplacé toutes les horloges dans vos autobus ainsi que les systèmes de communication. Tout cela soit-disant pour améliorer le service et la ponctualité de vos circuits. Or, depuis ces changements, vos correspondances n’ont jamais été aussi mal synchronisées (au Terminus Les Saules depuis le début de l’été c’est l’enfer). Vous installez des dispositifs afin de payer notre passage avec des cartes à puces, toujours à partir de 2008 et vous vous apprêtez, si j’ai bien lu, à munir vos véhicules de GPS. J’ai tellement l’impression que ces derniers changements vont profiter bien d’avantage aux chauffeurs qu’aux usagers. Et combien tous ces « guedis » vont nous coûter en bout de ligne?

 

Au fond, je l’ignore et je préfère peut-être ne pas le savoir pour ne pas m’enflammer d’avantage. Je veux dire, au lieu de nous péter de la broue avec des « patentes à gosses » et nous mettre de la poudre aux yeux, pourquoi ne pas revenir à la base et aux fondements intrinsèques de votre mandat, c’est à dire :

 

1- Offrir un service de transport en commun adéquat ce qui implique notamment : Des autobus bien entretenus, propres et en nombre suffisants par l'ajout des bus articulés tant attendus; (Ah! Si vous aviez gardé les fameux New-look de tout à l’heure…)

 

2- Des fréquences de passage qui font en sorte qu’on ne moisit pas de 15 à 20 minutes pour obtenir un Métrobus, soit disant la colonne vertébrale de votre réseau de transport;

 

3- Des correspondances aussi parfaites que possible afin que les usagers qui oeuvrent dans le domaine hospitalier entre autre ne soient pas obligés de prendre des taxis afin d’arriver à l’heure au travail;

 

Tout cela au meilleur coût possible pour les usagers.

 

Ajoutez à cela des chauffeurs souriants, respectueux et polis, qui n’oublient pas d’arrêts comme c’est le cas régulièrement sur le parcours 60 à l’arrêt qui est situé sur le Boulevard des Galeries direction Beauport. Des chauffeurs qui ne rigolent pas en accélérant quand ils voient un usager courir sous une pluie battante à côté de leur bus afin de rattraper une correspondance tarabiscotée. Des chauffeurs qui ne discutent pas au cellulaire lorsqu’ils sont aux commandes de leur autobus et qu’ils ont des vies à protéger…

 

Mélangez le tout et nous auront enfin la base d’un service de transport en commun qui se tient, qui a de la gueule et qui ferait l’envie de villes plus populeuses que Québec. Et lorsque vous nous aurez démontré que vous êtes capable de nous fournir les éléments de base énoncés plus haut, alors là vous pourrez songer à vous amuser avec vos GPS, vos horloges satellite, vos cartes à puce et vous pourrez songer à renommer le parcours 12 pour le 80000002 si le cœur vous en dit.

 

Vous savez en terminant, je ne me fais pas d’illusions. Je sais que ma lettre, bien qu’elle vous fasse peut-être sourire, choquer, ou vous laisse littéralement de glace, je sais que cette lettre ne changera pas le cours du RTC.  Et je ne me considère pas comme plus fin que les autres. Comme question de fait, je ne suis pas assez fin pour gérer et administrer une société de transport comme le RTC, même pas assez fin pour conduire un de vos autobus. Par contre, je suis un usager qui constate des lacunes, qui remarque des choses et surtout qui ose poser des questions. Aussi, je tiens à préciser que je n’ai pas d’automobile et que cela relève d’un choix que j’ai fait. Celui d’utiliser le transport en commun, VOTRE transport en commun! Mais comme tout bon citoyen, j’aimerais aussi pouvoir exercer mon choix en sachant que ma société de transport me donne un service de qualité à la hauteur de mes attentes au meilleur coût possible. Pour l’amour du ciel, il serait grand temps qu’il en soit ainsi!

Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 16:40

On a souvent dit que les québécois n’ont pas de mémoire. Drôle de paradoxe si l’on considère notre devise. Je me souviens… Je me souviens de quoi au fait? Dans une province qui aspire à devenir un pays, il serait temps que la population fasse preuve d’un peu plus de cœur. Car avoir de la mémoire collectivement, ça signifie aussi faire preuve de cœur et de se serrer les coudes en tant que peuple. Je m’explique.

 

Au cours des dernières années, beaucoup d’évènements plus ou moins fâcheux sont venus nous secouer en tant que population. Il y a eu le départ d’équipes sportives au profit de villes plus avantageuses, des scandales (commandites et prostitution juvénile) et des drames humains sont venus secouer des personnalités connues. Bien entendu ces évènements nous ont portés à réfléchir collectivement mais ce que je déplore c’est que suite à ces prises de conscience, les Québécois, n’ont pas eu de couilles (en avons-nous déjà eu d’ailleurs)?

 

En 1995, lorsque Kilo-Maître chanteur Aubut nous a littéralement volé les Nordiques pour les transférer au Colorado, la population de Québec s’est indignée. Elle s’est indignée au point que je croyais un soulèvement possible. Naïf ou rêveur?  En tout cas, je croyais possible ce soulèvement de la population. À la base, les Nordiques étaient dirigés par ce que l’on appelle une société en commandite. C'est-à-dire que tous les pouvoirs administratifs sont concentrés dans les mains d’une seule personne (en l’occurrence « Mâcel ») et les entreprises ou organismes qui financent l’entreprise n’ont aucun droit de regard sur les décisions (farfelues ou non) du « porte parole » C’est exactement ce qui s’est produit dans le cas des Nordiques. « Mâcel » a décidé qu’il tirait sur la plug pour les diverses raisons évoquées en conférence de presse, (mais je vous signale que les livres comptables n’ont jamais été ouverts au public). Et les compagnies impliquées ont assisté « impuissantes » devant le délire de Marcel. Remarquez qu’il aurait été malvenu pour La Mutuelle des Fonctionnaires, Métro-Richelieu, La Daïshawa, Canam-Manac et les autres de critiquer la méthode employée par Marcel. Ils ont triplé sinon quadruplé leur mise de fond initiale. Mais là où je veux en venir c’est qu’au départ, les Québécois étaient bien intentionnés et prêts à rouspéter. On voulait boycotter Métro, La Capitale (les assurances) et toutes les autres compagnies qui, de près ou de loin étaient impliquées dans le scandaleux déménagement des Nordiques. Or, l’achalandage chez Métro n’a pas baissé, autant de gens qu’avant ont continués à s’assurer avec La Capitale ou à faire affaire avec les autres filiales de La Mutuelle des Fonctionnaires, les individus et autres entreprises ont continués d’acheter du papier de la Daïshawa bref, le soulèvement et l’indignation tant attendu… se font toujours attendre… Pire! Un sondage il y a environ un an, révélait que si Kilo-Maître Aubut faisait en sorte de nous amener à nouveau du hockey professionnel à Québec, la majorité des gens dans la région seraient prêt à lui faire confiance à nouveau. Criss que les québécois n’ont pas de mémoire c’est scandaleux!

 

On a assisté au même phénomène plus récemment en ce qui a trait au scandale sur la prostitution juvénile toujours à Québec. Un des accusés reconnu coupable d’avoir tripotté des filles mineures est le propriétaire des pharmacies Racine. Chaîne pharmaceutique établie depuis une cinquantaine d’années dans la région de Québec. Or, depuis le scandale, les stationnements des Pharmacies Racine sont toujours aussi pleins. Ostie que ça fait chier! Les gens ont dénoncé ce scandale et ont donné d’une main à la Fondation Scorpion qui s’est avéré malheureusement être un fling-flang monumental (désolé M. Arthur) mais de l’autre, hypocritement parce que les chips, la liqueur et le lave-glace coûtent moins cher que chez Brunet ou Coutu, ils continuent de dépenser de l’argent chez Racine. Ils ont de la jugeotte et du cœur en calvaire les québécois!?! La plus belle punition que l’on peut faire à un individu ou à un groupe d’individus qui sont propriétaires de commerces et qui commettent des actes que l’on juge immoraux (ou carrément illégaux) c’est de s’en prendre à leur gagne-pain, c’est-à-dire au commerce.  On n’est pas obligé de crier des insultes ou de se livrer nous-même à des actes criminels pour se faire entendre de la part de ces gens-là. Mais en tant que population, on possède un poids social considérable dans ces cas-là. Juste transférer notre clientèle chez le compétiteur, qui lui, est respectable, même si c’est deux coins de rue plus loin, même si c’est 5 ou 10% plus cher. C’est le plus bel argument pour faire comprendre à ces arnaqueurs-là que l’on désapprouve ce qu’ils ont fait et que leur politique de bas prix ne réussit pas à nous amadouer. Sans violence, mais en se servant de notre poids en tant que population pour faire passer des messages et montrer que l’on a du cœur! Il s’agissait de filles mineures câlisse! Réveillez-vous bande d’Haïtiens!

 

Dans le même ordre d’idée, que l’on soit d’accord ou non, on ne peut rester indifférent devant le cas Nathalie Simard. D’abord parce que cela a fait les manchettes mais aussi parce que cela venait ébranler une institution dans le domaine du Show Business, soit Guy Cloutier et sa gang. D’entrée de jeu, je tiens à préciser que j’ai un profond respect pour Mme Simard et la démarche qu’elle a entrepris. Mais ce serait peut-être le temps de réfléchir un peu plus…

 

D’abord, je n’ai pas trouvé que l’attitude de son frère, René (que l’on a souvent perçu comme le grand frère protecteur de Nathalie au long de sa carrière) avait été à la hauteur. Disons qu’il n’a pas offert le support que l’on aurait été en droit d’attendre d’un grand frère lorsque sa petite sœur vit un drame. C’est René qui a continué à faire produire son matériel et ses spectacles poches par le Capitol de Québec, des gens qui, il n’y a pas si tant longtemps étaient très proches parents de Novem, alias Véronique Cloutier, alias Guy Cloutier. Dans le fond, René a juste voulu protéger son cul. Un contrat ça se brise et vu les circonstances, un tribunal aurait été compréhensif. Et c’est cette même Véronique Cloutier, femme froide, sans émotions et sans âme, femme d’affaire avant tout qui a repris les affaires de son père suite au scandale qui l’a ébranlé et qui a rejeté du revers de la main les problèmes de Nathalie en prétextant qu’elle n’était pas responsable. Pas responsable des gestes posés à l’époque? Certes, mais maintenant qu’elle a repris les affaires de son père, elle a, à mon avis, à tout le moins une responsabilité morale. Entre autre chose changer le nom de sa compagnie. Novem… Novem… Ça me dit quelque chose…

 

Ah! Oui! Novem signifie « neuf » (le chiffre) et c’est précisément l’âge auquel ce vieux salaud vicieux de Cloutier a débuté ses attouchements sur la petite Nathalie. Vous ne faites pas de rapprochement? Ben moi j’en fais un! Au moins, la Cloutier aurait pu trouver un autre nom pour la compagnie qu’elle venait de reprendre en main… m’enfin…

 

Et depuis ce temps… les spectacles de René Simard au Capitol de Québec sont salles combles. Comme les stationnements de chez Centre d’Escomptes Racine hein les Québécois? Les Québécois y vont parce que le show est ben bon ou que les ampoules de Noël sont en spécial dans le cas de Racine… Mais qu’est-ce que ça nous laisse comme responsabilité en tant que collectivité?

 

Encore une fois, je ne réclame pas que soient lancés des insultes à ces gens-là. Mais en guise de punition pour les gestes posés, les paroles prononcées (ou non) ou tout simplement le manque d’empathie envers des victimes. Victimes qui ont choisi de se tenir debout, de s’exprimer malgré les obstacles et qui plus est, ont fait ou font encore partie de notre quotidien pour certaines. Je pense qu’on a le devoir moral de s’en prendre au gagne pain de ses gens-là. Ça c’est bien plus lourd de sens et de conséquences qu’un jugement de cours qui de toute manière est aux antipodes des dommages subits par les victimes. Quand les Québécois auront compris cela, nous serons sur la bonne voie. En tant que peuple, de grâce, tenez-vous debout pour une fois et tournez le dos!

 

Vous allez voir! À cesser de marcher courbé et à tourner le dos devant ces enfants de chiennes-là qui nous volent collectivement (Les Nordiques), ou qui abusent de nos enfants, on voit plus clair et plus loin et nos horizons s’élargissent! Essayez! Vous m’en donnerez des nouvelles!
Par Jeff Gagnon - Publié dans : Vie et société
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